jeudi 16 avril 2015

Élagage des groseillers et des cassissiers

English Version

J'ai profité de la très belle journée d'hier pour tailler les cassis et les groseilles. C'est un plaisir de tailler les pieds de cassis et de gadelles (le nom des groseillers à grappe - Ribes rubrum, de ce côté-ci de l'Atlantique) mais pour les groseilles (Ribes uva crispi), c'est une autre paire de manches.

Gadelles « Champagne » (telles qu'elles seront dans quelques semaines)



Groseille Invicta

Tous ces petits fruits sont plutôt accommodants. Si vous négligez d'en tailler les rameaux, ils continuent de produire, mais pas autant. Enfant, je me souviens d'une colonie de vacance où se trouvait une broussaille de cassissiers que personne n'avait taillés depuis longtemps. Je me faufilais sous les branches pour arriver à une petite clairière où personne ne pouvait me trouver et où je pouvais manger des cassis à volonté. C'était le paradis. Peut-être est-ce de là que vient mon goût pour les cassis.

On enlève les vieux rameaux et on garde les plus jeunes

La taille consiste à enlever les plus vieux rameaux. Il est facile de voir quelles sont les plus vieux (3-4 ans ou plus). En effet, leur circonférence est plus grosse et ces rameaux sont de couleur brune. Ceux de deux ans sont aussi bruns mais moins gros. Enfin, ceux de l'année précédente sont gris plutôt que bruns.

Rameaux d'un an et de deux ans - les plus productifs

Selon cette méthode d'élagage (il existe d'autres méthodes), le but est d'enlever les vieux rameaux au complet et non pas de simplement les raccourcir. Les plus vieux sont moins productifs et lorsqu'on les a enlevés, il reste plus de sève pour nourrir les tiges plus jeunes et plus productives. Comme je l'ai déjà dit, si vous taillez la mauvaise tige, ce n'est pas bien grave. Vous aurez simplement moins de fruits.

Paillis de feuilles et boutures

Après l'élagage, je couvre le sol d'un paillis de feuilles pour conserver l'humidité et servir d'engrais. J'en mets une bonne épaisseur chaque printemps et il n'en reste plus de trace le printemps suivant.  Je fais aussi quelques boutures avec l'extrémité de rameaux que j'ai coupés (les plus jeunes). Pour les boutures, il faut enlever la majorité des bourgeons et n'en gardez que trois ou quatre au faîte de chaque bouture. Lorsqu'elles ont pris racine, vous avez de nouveaux plants. Souvent je donne  les plants qui en résultent car, comme je fais de nouvelles boutures tous les printemps, j'en ai beaucoup trop. Parfois, une tige touche le sol ce qui produit un marcottage naturel. Vous n'avez qu'à séparer le nouveau plant de la plante mère et de l'empoter. Ce marcottage semble se produire plus souvent chez les groseilles que chez les gadelles et les cassis.


Les tiges de groseillers sont très épineuses

Le groseilliers sont traités de la même manière que les gadelliers et les cassissiers, mais c'est un travail beaucoup plus pénible. Ils sont couverts d'épines et produisent énormément de rameaux tous entremêlés (j'ai peut-être des préjugés contre les groseillers!) De plus, à cause du marcottage, ils sont toujours en train d'envahir leurs voisins.



Avec les cassis, je fais une liqueur et de la confiture - ma préférée! Vous pouvez acheter de la confiture de cassis mais elle est plutôt diluée et ne se compare tout simplement pas à la confiture de cassis faite maison.






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