vendredi 24 avril 2015

Un printemps bavard

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Il y a dix jours nous étions sous la neige. Maintenant, bien des fleurs que les bloggeurs de climats plus cléments ont décrites ces dernières semaines se hâtent de fleurir ici aussi. Toutefois, si les fleurs marquent bien le changement de saison, pour l'instant du moins, chez nous ce sont plutôt « le ramage et le plumage »  qu'on remarque.






Comme les lecteurs assidus le savent déjà, Roche Fleurie se trouve au milieu de champs et de terrains boisés dans une région peu habitée et est contiguë à un parc national. En travaillant dans le jardin ces jours-ci, on peut admirer les jonquilles et les tulipes mais ce qui retient le plus l'attention ce ne sont pas les fleurs mais bien plutôt les bruits, en particulier le chant des oiseaux tout autour.

Le printemps étant la saison des amours, on entent le chant nuptial de bien des espèces. La journée est ponctuée par le gloussement des dindons sauvages. On les voit de temps en temps, surtout dans les champs. L'autre jour il y en avait un de perché dans un arbre près de la porte de la maison. Dès que je suis sorti, il s'est envolé dans un grand fracas d'ailes et de branches. La photo que voici n'est pas très bonne mais c'est la seule que j'ai d'un dindon prise près de la maison.




Si on ne les voit pas beaucoup, par contre leurs gloussements font partie du  quotidien, du moins à ce temps-ci de l'année. Une fois qu'ils commencent à couver, ils se font très discrets.

Tout au cours de la journée, c'est la grue du Canada qui remporte la palme des oiseaux « gueulards » (c'est aussi notre oiseau le plus gros). Une photo (pas non plus très bonne) prise d'une fenêtre de la maison montre à quel point les grues ont perfectionné l'art du camouflage.


Grue du Canada

Leur voix est loin d'être mélodieuse.

Je n'ai pas encore entendu le tambourinage de la Gélinotte huppée, mais ce n'est qu'une question de jours. Certains d'entre vous se souviendront qu'une d'elles a frappé et cassé une fenêtre l'automne dernier.

Ce tambourinage semble peu bruyant mais, croyez-moi, il s'entend de très loin.

Pour finir, il faut ajouter à toute cette cacophonie les gargouillements du butor. Comme le tambourinage de la gélinotte, c'est un son sourd qu'on ne peut confordre avec un autre.

Enfin, lorsqu'il est question de volume, rien n'est aussi tonitruant que notre petite rainette crucifère. Cette grenouille minuscule (environ 3,5 cm) est presque aussi bruyante en décibels qu'un Boeing 737 (80 décibels pour la rainette, 90 pour l'avion)! En voici une, agrippée à une vitre.



Le concert commence à la pénombre et se poursuit pendant une bonne partie de la nuit.


Comme vous pouvez le constater, à ce temps-ci de l'année chez nous, le printemps est plutôt sonore!

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