jeudi 12 mars 2015

Les registres du jardin

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Après avoir lu les commentaires de Angie sur ce sujet et le lien qu'elle faisait avec l'article de Beth sur les leçons retenues, j'ai pensé décrire mon propre système d'organisation des renseignements concernant le jardin avec comme espoir que cette révision me fournisse l'occasion d'identifier des améliorations possibles, en d'autres mots, d'en tirer quelques leçons.


Les crocus (de l'an dernier)




Mon système

Lorsque j'ai une nouvelle plante, que je l'aie achetée, qu'elle m'ait été donnée ou qu'elle résulte de semis, j'enlève l'étiquette originale et la remplace par une de mes propres étiquettes. J'ai déjà décrit comment j'obtiens ces étiquettes permanentes. En un mot, je recycle les lames d'aluminium de stores vénitiens que je coupe selon le format désiré.



Store d'aluminium recyclé pour faire des étiquettes
Il y a plus d'une raison de ne pas laisser l'étiquette originale avec la plante.


  •  Ces étiquettes sont en plastique et, surtout au soleil, elles ne durent pas très longtemps. Mes étiquettes d'aluminium sont permanentes.
  • L'étiquette originale comporte souvent une photo de la plante, laquelle peut s'avérer très utile dans les mois ou les années à venir.
  • Si ma propre étiquette vient à être égarée, je peux facilement en faire une nouvelle en me reportant aux renseignements de l'étiquette originale.
  • Il arrive que l'information sur l'étiquette originale soit inexacte. Si vous l'avez toujours, vous pouvez vérifier si la photo de l'étiquette correspond à la plante qui pousse au jardin.
  • Même lorsque l'information est exacte, l'étiquette originale peut faciliter l'identification. Par exemple, il peut y avoir une certaine confusion entre deux cultivars de la même plante. Le fait de pouvoir examiner cette étiquette avec la photo peut aider à éclaircir la question.




J'agrafe l'étiquette originale dans une reliure à trois anneaux.


  •  Je les classe chronologiquement. J'ai souvent une bonne idée de l'année où j'ai acheté la plante. Je peux retrouver l'étiquette que je cherche plus rapidement si le classement est chronologique.
  • S'il s'agit d'une plante que j'ai semée, c'est le sachet de graines que j'agrafe dans la reliure. Les étiquettes qui identifient divers semis en alvéoles dans un plateau sont facilement perdues. Si, comme moi, vous faites de nombreux semis, il est facile, sans s'en rendre compte, de heurter et de perdre une étiquette et de ne plus pouvoir identifier un semis. En consultant les sachets agrafés dans votre reliure, par élimination, vous pourrez sans doute les identifier.





  •  Il en est de même pour les bulbes qui sont vendus dans un emballage avec photo, c'est cet emballage que j'agrafe dans la reliure.
  • J'énumère aussi dans la reliure les plantes qui me sont données ou qui résultent d'échanges. Une leçon à retenir est que j'ai tendance à négliger mon système quand il s'agit de plantes données (peut-être parce qu'elles arrivent habituellement sans étiquette). J'oublie plus souvent de les inscrire.
  • Sur la feuille de la reliure où j'agrafe l'étiquette ou l'emballage original, j'agrafe le coupon de caisse ou j'inscrit quelques renseignements supplémentaires comme l'endroit où la plante a été mise au jardin.




Une autre leçon retenue est qu'il me faudrait être plus précis dans ma description de l'endroit où j'ai mis la plante au jardin. Il y a un peu trop de mentions du genre « À côté des tulipes blanches » ce qui n'est pas très utile si j'ai oublié où sont les tulipes en question ou s'il y a un bout de temps qu'elles ont disparu. Avec les plantes qui meurent où qui sont déplacées au cours des années, bon nombre de ces indications viennent à ne plus avoir grand sens.

Mon problème principal est que lorsque je suis trop pressé, j'ai tendance à ne pas suivre mon système.  Les moments de l'année où c'est le temps de planter, me trouvent très occupé. Souvent j'ai plus de plantes que prévu (surprise!), il me faut les mettre en terre le plus tôt possible. Je me dit « C'est impossible que j'oublie cette plante ». Quelques mois plus tard, je constate que j'ai perdu l'étiquette qui l'identifiait et il n'y a aucun renseignement dans la reliure.

Dans la remise du jardin, j'ai un pot où sont toutes les étiquettes des plantes disparues. Psychologiquement, je me demande s'il est bon que je garde ces étiquettes car le nombre de plantes que j'ai tuées au cours des années sera bientôt plus grand que le nombre de celles qui ont survécu!


1 commentaire:

  1. Bonjour Alain
    c'est très astucieux ce système d'étiquettes confectionner avec de vieux stores d'aluminiums . car pour ma part je ne me souviens pas toujours ou j'ai mis quoi!
    bonne journée et a plus
    Thérèse

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